Marsella

Réfractaires de Jules Vallès, les personnages qui habitent les images de Luis Baylón ont “la rue pour patrie”. Ce photographe aime marcher dans les villes où le peuple n’a pas encore été complètement foutu à la porte, chassé par la modernité. Madrid, Tanger, Lisbonne ou Bénarès. Sans se préoccuper des modes et des lois en vigueur, il y dresse librement le portrait des anonymes. En noir et blanc, au Rolleiflex. C’est franc, furtif et direct, souvent tendre.

À Marseille, qu’il découvre, comme halluciné, l’espace d’un mois d’août caniculaire, il se per volontiers et trame discrètement dans le vif. Exotisme absolu pour le madrilène ? Peut-être, mais les marseillais vus par Luis sont, comme toujours chez lui, des êtres en chair et en os, étranges et bien réels, en transit ou en attente de quoi ?…

Pierre-Yves Marzin

Marsella

Réfractaires de Jules Vallès, les personnages qui habitent les images de Luis Baylón ont “la rue pour patrie”. Ce photographe aime marcher dans les villes où le peuple n’a pas encore été complètement foutu à la porte, chassé par la modernité. Madrid, Tanger, Lisbonne ou Bénarès. Sans se préoccuper des modes et des lois en vigueur, il y dresse librement le portrait des anonymes. En noir et blanc, au Rolleiflex. C’est franc, furtif et direct, souvent tendre.

À Marseille, qu’il découvre, comme halluciné, l’espace d’un mois d’août caniculaire, il se per volontiers et trame discrètement dans le vif. Exotisme absolu pour le madrilène ? Peut-être, mais les marseillais vus par Luis sont, comme toujours chez lui, des êtres en chair et en os, étranges et bien réels, en transit ou en attente de quoi ?…

Pierre-Yves Marzin